hommages à Jean-Pierre Nicola

Jean-Pierre Nicola nous a quittés le 21 oct 2022.
Voici quelques témoignages en hommage à Jean-Pierre …

 

Alain Guesdon

Jean-Pierre,

L’année prochaine nous aurions pu fêter les 50 ans de notre rencontre.
C’est en 73 que je découvrais l’astrologie traditionnelle avec tes cours par correspondance.

Tu m’avais été conseillé par ton ami d’alors André Barbault.

C’est en 78 à Santeuil, sanctuaire d’une nouvelle génération de jeunes astrologues, pour certains disparus, que la condition solaire, bible de l’astrologie conditionnelle se révéla passionnément à moi. Je fus fasciné par la puissance intellectuelle, l’intelligence et la rigueur des idées portées par ce livre aujourd’hui réédité, mais encore trop méconnu.

Cette astrologie moderne est une révolution, d’une totale évidence. Elle parle de rythmes, de phases, d’inhibition, d’excitation, de croissance, de décroissance dans le zodiaque photopériodique et de cycles dans la théorie des âges. Il fallait oser affirmer au nez d’une confrérie d’astrologues traditionnels symbolistes, embourbés dans leurs conceptions archaïques, que l’astrologie a ses structures, qu’elle est conditionnelle, c’est à dire qu’elle doit être comprise dans un contexte social, géographique, intellectuel, située dans une époque, un lieu avec ses us et coutumes, ses traditions culturelles etc.
Je ne veux pas refaire l’histoire, des livres existent pour celà. Je veux simplement te dire que tu as été pour nous tous un guide, un exemple toujours simple et accessible, privilégiant l’humour et la fantaisie, accompagné de Yen, toujours attentive, protectrice et efficace, aujourd’hui gardienne du temple.

Jean-Pierre et Yen je veux vous dire combien vous avez été importants dans ma vie tous les deux.
Je suis fier et honoré de l’amitié réciproque que vous nous avez toujours témoignée Yen et toi à Simone, mon épouse et à moi-même.
Je vous aime.

Jean Paul Citron

Jean-Pierre s’est révélé comme un véritable scientifique à trois égards au moins :

– construire de nouveaux systèmes d’explication du fonctionnement du monde, qui passaient avec succès l’épreuve de l’expérience ;
– explorer loin des modes médiatiques les divers domaines des acquis scientifiques qui permettaient de trouver des corrélations avec sa recherche, et qui en étayaient la substance;
– dépasser le cloisonnement doctrinal et social dans lequel l’astrologie s’était enfermée et vivotait dans une atmosphère confinée de ressassement.

. Comme un savant véritable, il a su prendre appui sur des observations concrètes (les corrélations entre l’astrologie et le réel observé) pour s’élever vers des formulations plus abstraites, qui s’extrayaient de la sempiternelle reproduction des formules terre-à-terre, dont on sait qu’elles sont le langage traditionnel de la consultation astrologique.

On connaît le goût de Jean-Pierre pour la démonstration mathématique et la représentation géométrique de ses conceptions.
Il a cherché à dégager les lois abstraites qui sont à l’œuvre dans le désordre apparent du réel. Cette démarche était manifeste dès l’un de ses premiers livres, « Nombres et Formes du Cosmos », dont le titre seul annonce non seulement un programme de recherche, mais aussi les modalités et les formulations de cette recherche.

. Au lieu de nous parler d’agressivité ou de mélancolie, il nous a donné le R.E.T., le S.O.R.I., le logoscope, dont les capacités à être généralisées hors du champ astrologique ont été démontrées dans les domaines de l’astronomie, de la psychologie, de la biologie, de la sociologie, etc.

. Le système É-E-T-S (Énergie-Espace-Temps-Structure) (s’il est légitime de le qualifier de système), a été plutôt moins exploré que les autres modèles que l’on vient de citer. Et pourtant, il ouvre une voie directe vers une compréhension du fonctionnement de l’univers et de la matière plus satisfaisante et plus complète que celle à laquelle s’attarde la science d’aujourd’hui.

. Par exemple, un des centres d’intérêt les plus récents de Jean-Pierre, qu’il se proposait d’explorer, est l’arc d’or, et l’angle d’or qui en découle (137° 51’). Or, cet angle d’or a été observé dans les processus qui construisent notre propre espace-temps, et qui édifient diverses sortes de matières. Retrouver le lien qui unissait l’astrologie et le reste du savoir humain, spécialement sur ses frontières mouvantes, n’était pas une mince affaire, et Jean-Pierre y a réussi.

. Rigueur, Humour, Amitié, cette belle et ancienne devise des conditionalistes, se repère immédiatement dans le style d’écriture de Jean-Pierre, fait d’une rare densité de significations concentrées en peu de mots, et à la fois renforcée et agrémentée par des rapprochements inattendus et des traits d’humour inopinés au cours de développements requérant toute l’attention du lecteur. Son immense culture, capable de convoquer n’importe quelle référence pour appuyer sa démonstration avec pertinence, conférait une profondeur inusitée à son argumentation.

Françoise Hardy

MESSAGE DE CONDOLÉANCES DE FRANÇOISE HARDY ENVOYÉ A YEN NICOLA
Extrait :
« … Depuis ton SMS, je pense à Jean-Pierre et encore plus à toi.
D’une certaine façon, Jean-Pierre a été libéré. Son âme et son esprit ont été libérés de la prison qu’est le corps physique, et sont retournés d’où ils étaient venus s’incarner, pour une existence difficile, mais qui a apporté tellement de choses nouvelles et fondamentales à l’astrologie.

Je pense que, ce que son intelligence exceptionnelle aura apporté, ne se perdra pas, mais progressera lentement et sûrement dans l’esprit de plus en plus d’êtres humains.

Philippe Pinchon

La Condition solaire, le premier ouvrage astrologique de Jean-Pierre, paraît en 1964.
Sa réédition est récente : 2022. Cinquante-huit ans se sont écoulés, 2 cycles de saturne, 2 fois 29 ans…

La ‘condition solaire’, c’est cette idée simple que l’existence humaine est liée aux grands cycles naturels, qu’il s’agisse de la grande roue zodiacale ou de la révolution des planètes autour de la terre. L’homme, autrement dit, est un habitant du cosmos : il fait partie du macrocosme, il appartient au grand monde de la nature…

Cette conviction marque non seulement l’œuvre de Jean-Pierre, mais aussi sa vie, son existence de tous les jours.

Jean-Pierre était proche de la nature. Il cultivait son jardin ; je revois son potager de Mortagne-au-Perche, celui de la maison de Tourves, isolée en pleine nature, là où il a fini ses jours… Il s’intéressait à l’environnement naturel, aux plantes, aux arbres, aux champignons… Il entretenait des liens privilégiés avec ses animaux, une poule à Mortagne, dont j’ai oublié le nom, avec ses chiens, avec ses chats…

Cela fait plus de quarante ans que je connais Jean-Pierre – et Yen également, bien sûr – et c’est cet amour de la nature qui nous rapprochait.

Je me contenterai, en guise de conclusion, de lire la dédicace faite par lui, pour moi, à cette deuxième édition de La Condition solaire :
A Philippe, ce livre, pour notre amour commun de la nature et de la philosophie sauvage, dont l’astrologie pourrait être un avatar. Et il poursuit avec ce goût des jeux de mots et des calembours que nous partagions : mais tu connais la maxime : mieux vaut l’avatar que jamais… Avec une amitié résistante aux décennies – Jean-Pierre. J’ajouterai simplement : résistant à cette grande séparation qu’est la mort…

Qu’il repose en paix au sein de cette nature, de ce petit bout de colline qu’il a tant aimé.
C’est ce que nous lui souhaitons.

Philippe, le 27/10/2022

Christiane Py

A jean-Pierre, mon maître et mon ami.

Mon maître tu l’as été en me faisant découvrir une nouvelle astrologie par le R.E.T et le S.O.R.I, la théorie des âges.

Tes découvertes ont bouleversées l’astrologie traditionnelle en apportant un savoir scientifique. Tu t’es battu contre vents et marées pour faire connaître l’astrologie conditionnelle. Claire Santagostini célèbre astrologue a dit que tu étais le seul à pouvoir expliquer les signes. Quel hommage !!! Mais ton combat a gagné car ton livre la condition solaire vient d’être réédité, je me souviens de ta joie…

Mais aujourd’hui, c’est l’ami que je pleure, trente ans d’amitié sincère nous unissait nous avons partagé nos joies et nos peines.
Cela ne disparaîtra pas. Je n’oublie pas ton épouse Yen qui a toujours à tes côtés, dévouée, efficace et précieuse.

Repose en paix Jean Pierre je ne t’oublierai pas et peut être je te retrouverai dans notre ciel étoilé.

Bien tristement Christiane

Richard Pellard 

Il était sans doute le plus important astrologue du XXe siècle. Grâce à ses recherches et à ses découvertes, l’astrologie est devenue un authentique savoir contemporain.
J’ai perdu un vieux compagnon.

Richard Pellard
Lien sur Ariana

Patrick Legwen-Phal

L’Astrologie Conditionaliste est en deuil. 
Jean-Pierre NICOLA, le fondateur de l’Astrologie Moderne, est décédé le 21 octobre dernier. Il avait 93 ans. Je tiens ici à exprimer mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Au-delà de l’Ami, c’est l’un des plus grands penseurs de l’Astrologie qui vient de nous quitter.
Sa pensée profonde dépassait le cadre même de l’astrologie. Sa recherche a ouvert une voie inédite pour réconcilier la dimension symbolique et philosophique de l’Astrologie avec ses racines concrètes issues de l’astronomie. Au fond, sa recherche visait, dans ce que j’en comprends, à redonner à l’Astrologie d’aujourd’hui une cohérence et une densité qui, à ses yeux, lui manquaient. Il se méfiait des approches trop éthérées tournant le dos au réel. Son approche globale et non-duelle de l’Astrologie aura souvent été mal comprise par certains spécialistes, autant du côté des astrologues que du côté des rationalistes ou des scientifiques. Il en souffrait beaucoup. Mais ne doit-il pas en être ainsi avant qu’une discipline ne parvienne à l’âge adulte. L’âge du consentement au réel qui ne mutile pas la raison et le principe de réalité au nom du merveilleux et du rêve. Car le rêve et la raison ne sont-ils pas aussi nécessaires l’un et l’autre sur les chemins de la connaissance ?

Patrick Legwen-Phal, 23 oct. 2022
https://astrologie-moderne.eu/interviews-de-francoise-hardy-et-jean-pierre-nicola/

 

Christine Saint-Pierre

C’est au cours de l’automne 1981, lors d’un transit d’Uranus conjoint à mon Jupiter natal et trigone au Soleil, que l’astrologie conditionaliste de Jean-Pierre Nicola m’est apparue dans toute sa « splendeur », grâce à un texte de P. Pinchon.

La pensée puissante et exceptionnelle de Jean-Pierre a révolutionné l’astrologie :
Théorie des Âges, redéfinition des signes par les rythmes planétaires, formulation des fonctions planétaires (RET).
Une pensée, comme l’a écrit P. Legwen-Phal, qui dépassait le cadre de l’astrologie… Jean-Pierre était plein d’humour mais aussi un « sensitif », douloureusement écorché…

Sa création a représenté un grand bonheur de mon existence….bonheur également de la transmettre à un fidèle groupe d’ « étudiants ».

Je remercie Yen Nicola et tous les conditionalistes qui, au-delà des divergences de caractère ou d’approche, ont, chacun à sa manière, enrichi l’astrologie conditionaliste par leur travail intense et enthousiaste.

9 novembre 2022

 

Nicole Le Guern

Adieu Jean-Pierre, mon ami, toi qui a su, par ton empathie, ta gentillesse, ton grand savoir, redonner un espoir à ma vie.
En 1984, en plein « marasme » familial, je t’ai lu (le grand livre du Taureau), je t’ai cherché car tu te cachais bien en Normandie, je t’ai trouvé et j’ai suivi tes enseignements durant des années.

Au fil du temps, tes conseils éclairés ont ouvert un nouveau chemin dans ma vie. Et j’ai compris que ma fille, source de bien des tourments, fonctionnait à l’envers de moi, et que c’était à moi d’entrer dans son jeu. Cela a pris des années avec des hauts et des bas, mais tu étais toujours là pour « m’éclairer ».

Ton amitié depuis ne s’est pas démentie.
Je pleure aujourd’hui plus qu’un ami, un guide qui par sa « connaissance », sa bonté, ont su redonner un sens à ma vie.

Après bien des combats, tu mérites, oh combien de reposer en paix.

Florence Balitout

L’Héritage Astrologique de Jean Pierre Nicola est inestimable.

Ses traits de génie ont tutoyé les Dieux en ouvrant l’accès au secret de la grande transcendance.

A partir de ses travaux et dans le respect de son esprit novateur, la poursuite des recherches astrologiques vers les planètes naines devient possible.

Mille merci et infinie gratitude pour tout ce qu’il a su nous apporter »

 

Jacques Mullard

Jean-Pierre nous laisse à tous le souvenir bien vivant d’un homme généreux, humaniste, chaleureux et fidèle en amitié. De telles qualités qui éclipsaient parfois le plus grand astrologue-chercheur du XXe siècle et qui a su élever l’astrologie au rang d’une véritable science humaine. Son œuvre entrera dans l’histoire.

Je me rappelle avec émotion notre première rencontre il y a une trentaine d’années à Mortagne-au-Perche, l’espace d’un été… Peu de temps après je lui présentais mon site web dédié à l’astrologie conditionaliste : Astroconsults ; un site modeste à l’époque mais qui n’en était pas moins le premier d’astrologie conditionaliste… Une belle surprise pour Jean-Pierre, enthousiasmé par les possibilités de ce nouveau media. Ce fut le point de départ de notre coopération astrologique et d’une amitié grandissante.

Au fil du temps, nous discutions plus souvent de nature, de jardinage, de l’existence en général que d’astrologie : c’est le Jean-Pierre que je garde dans mon cœur, celui qui a marqué ma vie en l’enrichissant. Jean-Pierre savait écouter et comprendre au-delà des mots, en toute humilité ; il percevait l’essence des choses et te faisait aimer la vie par la lumière et la chaleur qu’il y apportait.

La communauté astrologique perd un astrologue exceptionnel ; moi, je perds en plus un ami.

« Jean-Pierre, le ciel t’a rappelé à lui pour l’éternité. Tu t’es tant consacré à son étude que tu dois y avoir une place de choix bien méritée… Tu me manqueras et chaque fois que je regarderai les étoiles, ce sera pour te parler… Sois en paix. »
https://astroconsults.fr

Thierry Courteille

Je suis venu à Jean Pierre Nicola assez tardivement.
C’est par la lecture des « Rythmes du zodiaque » de Françoise Hardy que je suis entré dans le conditionalisme.
Ensuite il y a eu la formation auprès de Patrick Le Guen à Vannes entre 2015 et 2018, en parallèle avec l’exploration du puits sans fond d’Astroariana.
Fin 2018 je suis désireux de remonter aux sources et me procure un petit ensemble des livres écrits par Jean Pierre et passe l’hiver 2018 2019 « avec lui ». J’ai pris plaisir par exemple avec les florilèges 1976 1979 et notamment par son style que j’ai beaucoup apprécié (la levée d’écrou des Gémeaux en réaction au côté minotaurien du Taureau ou encore le coup de rein décisif du Lion pour emporter une décision).

J’ai aussi appréhendé sa théorie des aspects ainsi que leur interprétation.
Le 9 mai 2019 j’ai l’infime plaisir de l’avoir au téléphone pour ses 90 ans. Il est passionné par ses recherches – il est vraiment saturnien et taureau…- j’avoue n’avoir pas compris grand chose : que peut un titulaire de doctorat quand il doit apprendre à compter à un enfant… Bref, reste que j’ai pu conversé avec lui et il s’est ensuivi quelques échanges épistolaires et suis encore fasciné par sa calligraphie.
Le dernier échange au téléphone remonte à Février 2022 où il me dit être sur le point de trouver la clé des synastries.
Régulièrement je visionne les vidéos et je me dis que j’ai manqué quelque chose… et comme tout semble simple quand il dresse le canevas du thème de Jacques Chirac !

Aujourd’hui je reconnais avoir pas mal décroché avec la pratique astrologique et il me semble que le conditionalisme connait un passage à vide (je dis bien il me semble).
Peut – être la déconnexion hivernale avant la ré-énergisation vernale ?
Mais Jean Pierre n’a pas défriché et semé pour rien, le Temps lui donnera raison et son nom sera cité avec Képler. Je le crois.
Maître, que votre repos soit doux.

Rami Kechteil

« J’étudiais l’astrologie dès les années 80.
Le sujet me fascinait mais je n’y trouvais aucune satisfaction intellectuelle. Tout me paraissait approximatif et « bricolé » : des symboles, des mots, de belles images mais aucune rigueur logique.

Et puis j’ai découvert la pensée de Jean-Pierre et le conditionalisme.
Ce fut l’un des chocs intellectuels de ma vie.
Enfin un cadre conceptuel solide et cohérent, structuré en différents plans interagissant l’un avec l’autre (RET, théorie des âges, zodiaque photo-périodique, SORI…) !
Jean-Pierre a bâti une œuvre d’une dimension colossale, qui va très au-delà de l’astrologie.
Selon moi, c’est un GÉNIE de première importance.

Sa postérité est un sujet qui peut inquiéter.
Les découvertes de Jean-Pierre sont restées trop confidentielles de son vivant. Elles risquent désormais de sombrer progressivement dans l’oubli ou d’être dévoyées. On ne le souhaite vraiment pas.

Je pense à lui, sa chaleur humaine, sa simplicité, son humanité, son sens de l’amitié, sa fidélité aux autres et à lui-même.
Je pense aussi à Yen, son exceptionnelle compagne, et aux enfants. »

Jackline Bourveau

Chère Yen, c’est avec une Profonde Tristesse que j’apprends le décès de Jean-Pierre.

Jean-Pierre, j’ai gravé dans la tête ton Sourire malicieux, ton œil vif et rieur,
Gravés aussi des moments inoubliables en Votre compagnie à Mortagne au perche et ailleurs,
Rencontres riches humainement, tellement vivifiantes intellectuellement, joyeuses, tumultueuses, la Vie quoi
Tes recherches et analyses me guident toujours pour la compréhension du monde qui nous entoure, du genre humain et de moi-même dans ce bazar.
Jean-Pierre un être d’exception, inoubliable

Yen, Gérard et moi t’envoyons notre soutien, notre Amitié du fin fond de notre campagne.
Nous t’embrassons très fort.
Jackline

Michel Fenice

Pour l’histoire de l’astrologie le nom de Jean Pierre Nicola est gravé dans le marbre.
Le cheminement toujours en cours vers la reconnaissance d’une astrologie scientifique est semé d’obstacles épistémologiques venus à la fois d’anti-astrologues issus du milieu scientifique et d’astrologues nourris de symboles réduits à leurs convictions spirituelles , psychanalytiques freudiennes , jungiennes…
C’est une lutte sur deux fronts que Jean Pierre a mené dans sa vie de chercheur.

En réinterprétant le symbolisme astrologique manipulé depuis des siècles à plus ou moins bon escient, à la lumière de découvertes mathématiques concernant la structure du système solaire et de sa relation avec l’homme biologique, Jean Pierre Nicola a situé sa recherche dans le plan du Réel :   » le réel de l’astrométrie , le réel du récepteur neurobiologique et le réel de leurs relations  » ( le ballet des coïncidences page 445) .
L’importance de ses découvertes pluridisciplinaires est considérable pour la Connaissance (astronomie, onto-phylogénèse, biologie, psychologie…) et pour le praticien qui ne confond pas le thème natal et le sujet ; le thème est une proposition d’être que décrypte les outils conditionalistes issus de cette recherche… et les résultats sont là justifiant la théorie !

Jean Pierre a ouvert une voie magistrale pour la recherche, la Postérité finira bien par lui donner sa place bien méritée dans l’histoire des sciences incluant l’astrologie.

Au respect intellectuel pour le savant je dois ajouter ma profonde sympathie pour l’homme généreux , cordial , bon vivant et…poète que j’ai connu.

J’adresse aussi toute mon amitié à Yen qui durant des années aux côté de Jean Pierre a contribué à la diffusion de la pensée conditionaliste.
Merci à eux.

Rémi Valet

« Rendre hommage à Jean-Pierre, quel exercice délicat mais important, à la mesure de l’affection et de l’admiration sans bornes que j’avais pour lui… je lui dois beaucoup, d’une façon qu’il est très difficile de résumer… j’espère qu’il a trouvé le repos là où il est, au coeur de l’Intégration et au paradis des Grands Esprits…

Pour moi, le conditionalisme est avant tout un humanisme, une invitation à retrouver une liberté de pensée à jamais débarrassée des entraves du narcissisme, du repli sur soi et des logiques de caste. Une incitation à voir grand, à voir la vie à travers un prisme arc-en-ciel…
Je bénis la chance que j’ai eue d’avoir pu rencontrer cet homme simple, drôle, accessible et franc… Au début intimidé, j’ai vite compris que Jean-Pierre était un être très accessible et rassurant car il aimait à ce que les rapports humains soient détendus et remplis de légèreté, d’humour et de malice.

A l’image de son rapport aux animaux, à la nature, à la bonne chère et aux plaisirs de la vie, Jean-Pierre nous apprenait à nous libérer de nos principes et de nos Représentations simplistes… Avec lui, l’Existence devenait un chemin vers la Transcendance, une ode à la joie de voir de la légèreté en toute chose, de l’esprit, de la musique, des couleurs pour mieux contredire les ignorants, les borgnes ou les prophètes de mauvais augure qui règnent sur des paysages désolants de noirceur, de tristesse et de solitude sans musique.

Jean-Pierre était avant tout pour moi un poète, un musicien, un artiste, un génie de la liberté, mais dont le souci de vérité et d’exactitude le poussait à devenir bien plus que ça : un modeste artisan du macrocosme.

Grâce à lui, je sais qu’on a tous un petit ciel au cœur de nos âmes infinies… »

Viviane Saulais

Merci Jean-Pierre,

Pour toutes ces années d’ enseignement, dans le calme verdoyant des collines du Perche, et l’humanité rayonnante des hôtes des lieux, Yen, ta « petite hirondelle », et toi, qui nous faisais découvrir, avec rigueur et humour, les joies et les « instruments » (le R.E.T, le SORI,…) de l’astrologie conditionaliste.

Un transit de Pluton sur ma Vénus natale, et la souffrance qui s’en suivit, sont à l’origine de mon intérêt pour l’astrologie. J’ai lu la Condition Solaire, fait des stages dans le Sud, avec Philippe Pinchon, en Bourgogne, avec Richard Pellard, participé aux journées de Nanterre, avec Christine Saint-Pierre, Françoise Hardy, Sylvie Beauget et les autres …
Et lorsque je t’ai présenté les thèmes de mes enfants, que tu ne connaissais pas encore, au cours de mon premier séjour à Mortagne, le diagnostic a été si percutant que le conditionalisme est entré définitivement dans ma vie.

Merci, Jean-Pierre, pour ton enseignement et tes écrits précieux, pour la guerre contre l’astrologie mercantile. Tu m’as réconciliée avec Saturne !
Lorsque je téléphonais à Tourves, ces dernières années, vers le 8 mai, Yen me confiait ton désir de rejoindre les étoiles. De là haut, tu brilleras pour nous, tes petits frères et soeurs en humanité.

Sébastien Marc

C’est Jean-Pierre.
Traverser le siècle tambour battant.
Comme une âme paysanne sur les chemins de la philosophie sauvage.
Gratter la terre pour mieux comprendre le ciel.
Le bon sens des saisons, en pied de nez au conformisme universitaire.
Partager les joies et les affres du découvreur.
Marcher sur la ligne de crête en démêlant le sublime de l’absurde.
Un nouveau regard sur l’astrologie, à jamais transformée à la racine.
Rebattre les cartes quitte à les mélanger.
Dépasser l’individu et ses dissonances inachevées.
Tuer le temps dans la simultanéité de l’instant.
Forcer la porte de l’invisible pour y voir du dedans, là où fourmille la structure.
Décrocher la Lune pleine pour questionner Pluton.
Dans les interstices de notre condition terrestre et solaire.
Le voyage continue.
C’est Jean-Pierre.

Sébastien Marc
novembre 2022

Monique Meudal

Le temps coule depuis que Jean-Pierre Nicola nous a quittés mais la douleur ne s’atténue pas. Nous avons tant perdu.

Nous avons perdu un découvreur, un maître, un novateur qui nous a montré comment chaque planète, chaque distance interplanétaire, chaque élément d’un thème répond à un autre élément pour nous conduire au sens de l’ensemble. Pour mieux comprendre le phénomène, je vous renvoie aux œuvres de Jean-Pierre à commencer par La Condition Solaire puis les suivantes ou …précédentes.

Pour ma part, je dois un immense merci à Jean-Pierre pour avoir fait déposer dans une Maison de la Presse près de Nantes, la 1ère Revue Astrologique grâce à laquelle j’ai senti qu’il était honorable de faire de l’astrologie, et de le faire avec l’équipe de Jean-Pierre. J’ai pu mettre ce projet à exécution grâce à la confiance et à l’amitié de Jean-Pierre et de Yen. Ce furent des années merveilleuses et tellement enrichissantes.

Avec la mort de Jean-Pierre, je perds un ami très cher, un mentor et un homme que j’aimais et admirais. Voilà pourquoi mon cœur a tant de peine.

Michel Dacremont

Je ne saurais mieux dire ce que vous dites dans vos témoignages.
Ce que Jean Pierre Nicola a apporté par son œuvre à l’astrologie va bien au-delà de l’astrologie…

Qu’il me soit permis ici, pour exprimer ma reconnaissance à Jean Pierre, d’évoquer un tournant dans ma vie.
Avant les premiers stages avec jean Pierre à Paris et Mortagne-au-Perche, j’étais à peu près muet devant un thème. Et puis en 1990, un accident de moto, l’impossibilité de continuer dans la même profession. Sans Jean Pierre Nicola, je n’aurais jamais été embauché par Astroflash en tant qu’astrologue. Et je suis devenu, pour quelques années une sorte de «Stakhanoviste» de la consultation. Mais c’est une autre histoire.

Ainsi Jean Pierre Nicola a changé ma vie, non seulement par tout ce que j’ai appris dans ses stages, mais aussi par cette expérience unique sur le terrain … Un accident avec toutes ses conséquences fut transformé en positif. Maintenant, que j’ai appris son décès dans mon Portugal profond, les souvenirs se bousculent … Je relis ses emails, je lui avais signalé la parution des quatre tomes de Pierre Lance : « Savants maudits, chercheurs exclus ». Il me disait avoir apprécié particulièrement les biographies de Loïc le Ribault et de René Quinton. Pierre Lance lui aussi a quitté ce monde. Jean Pierre Nicola trouverait naturellement sa place parmi tous ces savants et chercheurs … Un commentateur de Pierre Lance disait que chacune des personnes présentées dans son livre mériterait a elle seule un volume entier ! 

Rigueur, humour, amitié, oui c’est bien ça !

Merci Yen et Jean Pierre.
Lameira da Lagoa
Décembre 2022

Arlette OVAERE

Adieu à Jean Pierre Nicola, seul à m’avoir fait connaître une astrologie sans charabia alors que je commençais à m’informer sur cette science décriée mais où je « sentais » qu’il y avait quelque chose à retenir. « Sentir », c’est peut-être très bien, mais comprendre, c’est mieux. Et avec lui, je me retrouvais enfin face à quelque chose de construit et de logique et pas seulement à de la poésie plus ou moins inspirante mais qui me faisait tourner en rond.

J’avais 25 ans à l’époque (j’en aurai bientôt 76) et le « Que Sais-Je » que j’avais lu sur le sujet m’était littéralement tombé des mains (j’ai oublié le nom de l’auteur mais c’était un astronome). Je n’avais trouvé dans ce petit bouquin que fureurs, railleries et menaces (il y était même question d’une « loi » contre le fait de consulter un astrologue car alors on risquait une amende !). Dommage, mais l’argument d’autorité ne m’ayant jamais convaincue et la menace d’être prise pour une demeurée n’étant pas non plus une preuve scientifique suffisante à mes yeux, je suis allée m’informer ailleurs. J’ai alors fini par trouver « La Condition solaire » et je ne l’ai pas regretté.

Puis j’ai pris quelques cours avec Jean Pierre, le soir à Paris ou par correspondance, et j’ai eu droit à toute sa patience même si les chances de faire de moi une astrologue expérimentée n’étaient pas évidentes.

Peut-être qu’un jour ceux qui ne font que suivre les chemins balisés, en évitant de prendre trop de risques pour leur carrière, comme le font nombre d’astronomes, prendront son travail plus au sérieux.

Leur point de vue, de toute façon, n’est pas exactement le même. C’est « un peu » comme si des anatomistes se pensaient mieux à même de juger de ce que font les psychologues que n’importe qui d’autres, tout en refusant d’admettre que la science peut aussi s’intéresser à la conscience et pas seulement au cerveau du point de vue de son poids, son organisation, sa chimie la plus évidente, etc., mais sans trop se soucier de ce qu’on en fait.

Qu’y a-t-il donc de si étrange à penser qu’on puisse être influencés aussi par notre environnement ? Du moins le plus proche (donc davantage par le rythme des saisons, par exemple, que par les constellations, plutôt utiles pour nous situer dans l’espace). Qu’y a-t-il d’irrationnel dans cette idée ? voilà ce qui m’échappe.

Et c’est pourquoi j’ai été immédiatement réceptive à l’astrologie de Jean Pierre NICOLA, bien plus que par d’autres même si je suis allée fouiner partout. Je n’ai tout simplement pas trouvé mieux.

Adieu à ce grand astrologue encore une fois.

Adieu aussi à l’ami, tout simplement,

Manuel Da Costa

J’ai commencé à m’intéresser et à étudier le conditionalisme à l’âge de 18 ans.
J’y ai découvert une approche rationnelle et imaginative de l’astrologie et me suis rapidement rendu compte que les analyses que celle-ci permettent concordent largement avec l’observation du comportement humain.

J’ai également eu la chance de rencontrer Jean-Pierre à 3 reprises, chez lui à Tourves avec son épouse Yen et d’autres amis conditionalistes.

Merci à toi d’avoir développé ce savoir ésotérique qui me colle désormais à la peau et ne me quittera plus.
Et bonnes continuations dans les étoiles auxquelles tu t’es intéressé si intensément toute ta vie.

Nicolay Arseniyevich

« Voici un hommage de quelqu’un, qui n’a pas beaucoup connu l’homme, ni ses compagnons, mais qui s’est néanmoins vu inscrire, de quelque façon, dans une histoire faite d’échanges amicaux, de projets, de recherche, de découverte, d’engagement, de connaissance sur soi…

Il fût toujours là pour l’humour, d’une gaieté profonde, un mélancolique de son propre aveu… Jusqu’à la fin, il est resté disponible pour un coup de fil, ou une lettre, malgré les troubles banalement physiques qui le limitaient, en vain, le Taureau ne se laissait mater par aucune épreuve de l’Existence, poursuivant ses petites et grandes œuvres malgré tout…

 

Et ses œuvres, peut-être encore trop méconnues, fruits d’un immense travail et d’une détermination-passion à toutes épreuves, ce qu’il y a laissé paraître de son personnage, c’est surtout de cela que je me rappelle. Jamais ne sera oublié le chercheur, indépendant, marginalisé, pamphlétaire, spirituel et généreux aussi…

Enfin, un gigantesque merci à lui, à ses compagnons, à ses associés, pour tout ce qui a été réalisé au nom du rêve d’une humanité plus libre et plus mûre…

L’aventure continue…  »

Felicidad Segura

« JPN, lettres indélébiles d’un explorateur, inventeur, chercheur infatigable, de fonctions planétaires et d’hyperboles complexes et indéchiffrables par nul autre que lui…

Souvenirs entassés, sérieux et malicieux comme le sont les génies.
Inoubliable Maître qui un jour brisa le vase de Soisson…
Sorry, SORI, inconsolable de ton départ.

Je chanterai et la lune pleine et blonde, saura te retrouver. Hasta la Vista amigo MiO »